Resumo
Depuis les années 1980, la legitimité pédagogique de l'EP à l'école est souvent remise en question. Les documents officiels et les recherches en EP sont centrés sur les pratiques d'enseignement, où les sujets de ces pratiques sont fréquemment oubliés. Cette thèse analyse le rapport aux pratiques corporelles à l'école comme « l’activité de l’élève », pas de celui qui veut comprendre son efficacité, mais plutôt d’un stade antérieur, celui du « sens et de la mobilisation » à l’apprentissage des jeux et des sports: « ce qui mobilise les
enfants à apprendre les pratiques corporelles dans les cours d’éducation physique ». À cette fin, un corpus de données déclaratifs (bilan de savoir, questionnaires, entretiens) et du movement concret des élèves (observations de cours) a été constitué. L’analyse des bilans et questionnaires montre que les pratiques corporelles apprises hors de l’école sont aussi les preférées à l’école. Donc, les cours d’EP et les pratiques corporelles qui y sont pratiquées mobilisent les élèves, mais plutôt pour jouer que pour apprendre. La deuxième étape constate quatre logiques qui sont à la base des processus de leurs mobilisations en EP : «logique d’être bonne élève », « logique de la distinction par la performance » en EP, « logique de la distinction par la transgression », « logique de l’obligation ». Ces logiques montrent différents rapports à la scolarité, à l'EP et aux pratiques corporelles. On a constaté différents processus de « médiation » des adultes ou des camarades dans leurs différents milieux, ce qui met en évidence la dialectique entre les conditions socioculturelles et les pratiques corporelles enseignées dans les cours d’EP